savoir ce que je dis, cela me permet de dire ce que je veux
reconnaître des répétitions, spéculer des scénarios, ressentir les tensions: et si le premier à être interrogé, c’était le langage
connaître et savoir reconnaître les différences entre différentes façons de dire une « même chose », de savoir quel effet est souhaité, de pondérer entre les possibles contextes qui vont être modifiés
suis-je en mesure de continuer à évaluer comme « non souhaitée » une issue à un processus et de répéter ce même processus maintes fois, évitant d’interroger un niveau plus haut que celui de mon « vouloir »
est-il préférable de refaire ensemble exactement la même chose ou de nous doter de ce qui nous manque pour envisager la suite de l’histoire, à la place de sa répétition impértinente
il se pourrait que ce qui perdure soit bien sage, comme chaque entité immatérielle et que ce qui s’improvise soit bien approprié aux circonstances chaque fois variables et sujettes au discernement des personnes concernées
la mémoire dans laquelle chaque personne choisit ce qui lui plaît à chaque moment, de la façon qui lui vient, et s’y ressent encore présent, constitue un patrimoine bien sage et disposé à nous éclairer
quels moments merveilleux pouvons nous passer à re-voir ce qui est advenu, alors que quand nous y participions ce regard se remplissait de synchronicités, circonstances, synthèses actives, alors qu’aujourd’hui, le présent nous concède regarder, réfléchir, formuler des hypothèses